Qui suis-je ?

Photo-portrait de Jérôme Nathanaël

Ma légitimité à vous accompagner ne repose pas sur une accumulation de diplômes juxtaposés à un discours appris sur le développement de soi et la résilience : elle repose sur un effondrement traversé dans ma propre chair, une quinzaine d'années en arrière, et dont je ne suis pas ressorti indemne — mais différent.

Une vie vécue à trois voix, sans jamais choisir

Pendant de longues années, j'ai mené une existence intense et plurielle, refusant l'idée qu'il faille renoncer à l'un de mes mondes pour honorer les autres. Le jour, architecte de systèmes logiques rigoureux dans l'ingénierie informatique — bases de données, web, Linux —, un métier adopté quand la musique ne suffisait plus à faire vivre une famille grandissante. Le soir, musicien, compositeur, directeur d'une école de jazz. Les week-ends, chercheur spirituel assoiffé de transcendance, préparant des voyages auprès des Gnawas du Maroc, des Bauls du Bengale et des musiciens tziganes.

Je refusais de choisir. Je voulais tout embrasser simultanément, porté par une énergie phénoménale, persuadé — avec l'aveuglement propre aux certitudes les plus chères — que mon ancrage spirituel et mes pratiques méditatives suffiraient à compenser cette dispersion permanente. Je ne voyais pas que cette avidité d'expériences était en réalité une fuite en avant masquant un déséquilibre que je me refusais de nommer.

Deux avertissements, un seul entendu trop tard

Il y a dix-neuf ans, un infarctus est venu me rappeler les limites d'un corps traité comme une ressource inépuisable. Je l'ai entendu intellectuellement — et je n'en ai rien fait. Sitôt remis, j'ai repris le même rythme, substituant simplement l'ouverture de mon cabinet de thérapeute à mon activité informatique, convaincu d'avoir vaincu ce danger, alors que je n'avais fait que déplacer le problème.

Six ans plus tard, la vie ne m'a plus laissé le choix de l'ignorer : syndrome d'épuisement systémique, puis un accident de santé mineur, en apparence, qui a suffi à faire s'effondrer l'ensemble — un choc septique m'a plongé dans un coma dont je ne suis sorti qu'une semaine plus tard.

Ce que j'ai traversé aux portes de la mort

Je n'écris pas ce paragraphe pour impressionner, mais parce que le taire reviendrait à mentir sur ce qui fonde réellement mon travail aujourd'hui. Durant ce coma, j'ai rencontré mon grand-père et mon père, chacun avec le tempérament qui était le sien. J'ai reçu l'enseignement de Baba Salé, un grand sage juif, qui m'a confirmé ma mission de vie. J'ai visité ce que la NASA nomme les colonnes de la création, où j'ai vu se former des âmes à venir, comme des visages vibrant dans l'infini. Je ne cherche à convaincre personne de la nature exacte de ce que j'ai vu ; je dis seulement que cette expérience, intransmissible par les mots, a changé l'homme que j'étais.

À mon réveil, le verdict médical était sans appel : nerf sciatique écrasé, reins bloqués, dialyse à vie, chaise roulante ou handicap locomoteur définitif au mieux — et, dans l'immédiat, une douleur presque insoutenable à traverser sans morphine, celle-ci risquant d'aggraver l'atteinte de reins déjà à l'arrêt. Pour un homme qui avait fait du mouvement perpétuel son mode d'être, l'ironie était cruelle — et je ne l'ai jamais oubliée depuis.

Quatre ans dans le laboratoire de mon propre corps

Ce qui a suivi n'a pas été une rééducation ordinaire, mais un combat de près de quatre années pour reconquérir mon intégrité — en commençant par imposer mes propres choix face à une institution hospitalière qui ne m'offrait qu'un pronostic fermé. Cette résistance n'était pas du déni : c'était l'intuition qu'une autre voie restait possible.

Parallèlement aux soins médicaux — que je n'ai jamais reniés —, j'ai engagé un travail énergétique et psychique intense et autonome. Des années d'études et de recherches, jusque-là accumulées comme un savoir, ont pris un sens vital : ce n'était plus une connaissance sur la reconstruction, mais une traversée vers la reconstruction, chaque technique éprouvée dans le laboratoire de mon propre corps souffrant.

Lentement, contre l'attente médicale initiale, j'ai retrouvé la pleine mobilité de mon corps ; mes reins ont recommencé à fonctionner ; mon nerf sciatique s'est régénéré, ne laissant comme séquelle qu'une faiblesse de la jambe droite. Au-delà du physique, j'ai reconstruit un équilibre psychique fondé, cette fois, non sur le déni de mes limites mais sur leur reconnaissance.

Ce que ces effondrements m'ont réellement appris

Le corps, le psychisme, les émotions et le sens sont profondément interconnectés : mon effondrement fut systémique, la reconstruction devait l'être aussi. Ni le tout-médical ni le tout-alternatif ne suffisent seuls. Devenir acteur conscient de son propre rétablissement, plutôt que patient passif, change la nature du processus. Et l'on ne revient jamais « comme avant », mais différent.

Surtout, et ceci continue de me tenir en éveil dans ma démarche thérapeutique : les pratiques spirituelles elles-mêmes peuvent devenir des pièges, lorsqu'elles servent à compenser un déséquilibre plutôt qu'à cultiver une lucidité incarnée. Je l'ai vécu moi-même avant de le comprendre : on peut chercher le sens de la vie avec la même avidité désordonnée qui a précipité l'effondrement qu'on croyait fuir par ces pratiques mêmes.


Ma pratique aujourd'hui

Je ne vous accompagne pas depuis des concepts appris, mais depuis l'intérieur de ce que signifie reconstruire une existence sur des bases nouvelles. Mon approche s'organise autour de cinq dimensions — physique, énergétique, émotionnelle, mentale et spirituelle — parce que ce sont précisément celles qui se sont effondrées et que j'ai reconstruites dans mon propre parcours.

Cet accompagnement s'appuie sur une formation continue en naturopathie holistique, énergétique, psychologie, musicothérapie et coaching de vie, enrichie d'un itinéraire spirituel dans les voies contemplatives du vedanta, du bouddhisme theravada, du soufisme et de la kabbale authentique — une synthèse qui me permet de tisser des ponts entre le langage des neurosciences et celui des sagesses anciennes.

Vous trouverez plus d'informations sur ce sujet dans la page Ma méthode.

Mes formations principales

Thérapie quantique – Institut Numen Process – 2019
Naturopathie holistique – Centre Européen de Naturopathie Holistique – 2012-2013
Reiki Usui – Fédération Française de Reiki – 2011-2012
Life coaching – Southwest Institute of Healing Arts – Tempe, Arizona (USA) – 2007
Musicothérapie & Psychologie – Centre International de Musicothérapie Jacques Jost – Paris – 1982-1985
Philosophie & Musicologie – Université Paris-Sorbonne – 1981-1985

Au-delà des certifications, c'est l'expérience vécue de l'effondrement et de la renaissance qui constitue le fondement le plus authentique de ma pratique.


À qui s'adresse mon accompagnement ?

J'accompagne des personnes qui ne sont pas « cassées », mais qui sentent que leur manière actuelle de vivre n'est plus ajustée à ce qu'elles sont devenues — des personnes lucides, sensibles, qui recherchent non pas des solutions rapides, mais une transformation profonde et durable.

Si ce parcours résonne en vous

Je ne vous promets ni solution miracle ni changement instantané. Ce que je propose, c'est un accompagnement patient et rigoureux, nourri par la certitude — acquise au prix fort — que la transformation reste possible même depuis les situations les plus complexes. Les différentes modalités de cet accompagnement sont décrites dans la page Mes accompagnements.

Si ce que vous venez de lire résonne, je vous propose d'en parler simplement lors d'une Séance Découverte offerte de 30 minutes en visio, sans engagement.

Je serai honoré de marcher un bout de chemin à vos côtés.


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